Fiche pratique
Licenciement : protection du représentant du personnel
Vérifié le 16/02/2022 - Direction de l'information légale et administrative (PremiÚre ministre)
Le salarié ayant des fonctions représentatives dans l'entreprise bénéficie d'une protection spéciale contre le licenciement. En plus de la procédure de licenciement habituelle, le licenciement est soumis à l'autorisation préalable de l'inspecteur du travail. Cette protection s'applique pendant des durées qui sont variables en fonction des mandats.
- Entreprise de moins de 50 salariés
- Entreprise de 50 salariés et plus
Le statut de salarié protégé permet de s'assurer que le licenciement du salarié n'a pas de lien avec ses fonctions de représentant du personnel.
Cette protection vise également à le protéger d'éventuelles représailles de l'employeur.
La protection est applicable au salarié qui occupe au moins une des fonctions suivantes :
- Membre élu à la délégation du comité social et économique et social (CSE)
- Délégué syndical (DS)
- Salarié mandaté par une organisation syndicale représentative
- Représentant de la section syndicale (RSS)
- Salarié ayant demandé l'organisation l'élection des représentants du personnel dans l'entreprise
- SalariĂ© prouvant que l'employeur connaissait l'imminence de sa candidature ou de sa dĂ©signation en tant que reprĂ©sentant du personnel avant d'ĂȘtre convoquĂ© Ă un entretien prĂ©alable au licenciement
- Représentant des salariés désigné dans le cadre d'un redressement ou d'une liquidation judiciaire
Ă savoir
la protection s'applique au titulaire comme au suppléant.
La durée de la protection contre le licenciement varie en fonction du statut de chaque représentant du personnel.
-
-
Le salarié candidat bénéficie d'une protection de 6 mois.
-
La protection est applicable pendant toute la durée du mandat du salarié.
-
à la fin du mandat, le salarié bénéficie d'une protection contre le licenciement d'une durée de 6 mois.
-
-
Les personnes suivantes bénéficient d'une protection contre le licenciement :
- Salarié sans mandat syndical demandant l'organisation d'élections professionnelles si la demande est ensuite reprise par une organisation syndicale
- Salarié mandaté par une organisation syndicale qui demande l'organisation d'élections
- Salarié mandaté par une organisation syndicale pour négocier, sur invitation de l'employeur, le protocole d'accord préélectoral
Cette protection ne bénéficie qu'à un seul salarié par organisation syndicale et aussi au 1
er salarié, non mandaté par une organisation syndicale, qui a demandé l'organisation des élections.La protection a une durée de 6 mois.
Le délai court à compter de la date à laquelle une organisation syndicale demande par courrier recommandé à l'employeur d'organiser les élections professionnelles.
-
-
La protection est applicable pendant toute la durée du mandat du salarié.
-
à la fin du mandat, le salarié bénéficie d'une protection contre le licenciement d'une durée de 12 mois (sauf s'il a exercé ses fonctions pendant moins d'un an).
-
-
-
La protection est applicable pendant toute la durée du mandat du salarié.
-
à la fin du mandat, le salarié bénéficie d'une protection contre le licenciement d'une durée de 12 mois (sauf s'il a exercé ses fonctions pendant moins d'un an).
-
Lâemployeur doit respecter la procĂ©dure de licenciement habituelle prĂ©vue pour tout salariĂ© qui prĂ©sente cependant des particularitĂ©s en fonction du motif de licenciement.
RÚgles communes aux différents motifs de rupture
L'employeur doit respecter la procédure de licenciement habituelle prévue pour tout salarié :
Convocation du salarié
L'employeur qui envisage de licencier un salarié pour motif personnel doit le convoquer à un entretien préalable.
Cette convocation est faite par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) ou par lettre remise en main propre contre décharge.
Cette lettre doit comporter les informations suivantes :
- Objet de l'entretien entre le salarié et l'employeur (ou toute personne appartenant à l'entreprise avec délégation de pouvoir)
- Date, heure et lieu de l'entretien (lieu de travail ou siĂšge de l'entreprise)
Entretien préalable
Un dĂ©lai minimum de 5 jours ouvrables doit ĂȘtre respectĂ© entre la prĂ©sentation ou la remise en main propre contre dĂ©charge de la lettre de convocation et la date de l'entretien.
La 1
Si le délai se termine un samedi, un dimanche, un jour férié ou chÎmé, il est prolongé jusqu'au jour ouvrable suivant.
Pendant l'entretien, l'employeur expose les motifs de la décision envisagée et recueille les observations ou explications du salarié si nécessaire.
Consultation du comité social et économique (CSE)
La consultation du CSE sur le projet de licenciement du salarié protégé est facultative sauf si elle a été prévue par un accord collectif.
Demande d'autorisation de licenciement
L'employeur doit ensuite demander à l'inspecteur du travail l'autorisation de licencier le salarié protégé.
La demande d'autorisation de licenciement est directement transmise à l'inspecteur du travail aprÚs l'entretien préalable.
Si un accord collectif prĂ©voit une consultation du CSE, cette demande doit ĂȘtre adressĂ©e dans les 15 jours suivant la dĂ©libĂ©ration du CSE Ă l'inspecteur du travail.
Elle lui est adressĂ©e par voie Ă©lectronique ou par lettre recommandĂ©e avec avis de rĂ©ception en 2 exemplaires. Le procĂšs verbal de la rĂ©union du CSE doit ĂȘtre joint Ă la demande.
EnquĂȘte contradictoire de l'inspecteur du travail
Avant de prendre sa dĂ©cision, l'inspecteur doit procĂ©der Ă une enquĂȘte dite contradictoire.
Il auditionne personnellement et individuellement le salarié et l'employeur. Il recueille les arguments et explications de chacun.
Le salarié prend connaissance de l'ensemble des piÚces produites par l'employeur pour justifier le licenciement.
Au cours de l'enquĂȘte, le salariĂ© peut, sur sa demande, se faire assister d'un reprĂ©sentant de son syndicat.
L'inspecteur du travail prend sa décision dans les 2 mois qui suivent la date de réception de la demande d'autorisation de licenciement.
Passé ce délai et en l'absence de décision de l'inspecteur du travail, l'autorisation de licenciement est rejetée.
Décision de l'inspecteur du travail
La décision de l'inspecteur est argumentée et transmise aux personnes suivantes par lettre recommandée avec avis de réception (LRAR) :
- Employeur
- Salarié
- Organisation syndicale du salarié (s'il est délégué ou représentant syndical)
La poursuite de la procédure dépend de la décision de l'inspecteur du travail :
-
Lâemployeur ne peut pas rompre le contrat de travail du salariĂ©.
Le salariĂ© protĂ©gĂ© doit ĂȘtre maintenu dans son activitĂ© professionnelle et son emploi aux conditions antĂ©rieures et percevoir son salaire.
-
L'employeur peut notifier le licenciement au salarié par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR).
Le licenciement doit exclusivement reposer sur le motif qui a donné lieu à l'autorisation de l'inspecteur du travail.
Ătapes particuliĂšres Ă suivre pour chaque motif de licenciement
Au-delà des rÚgles communes, la procédure présente des particularités en fonction du motif de licenciement invoqué par l'employeur :
-
La procédure de licenciement pour motif personnel applicable à tout salarié se cumule avec la procédure spéciale de licenciement des salariés protégés.
L'employeur doit accomplir les formalités suivantes :
- Convocation du salarié à un entretien préalable à son éventuel licenciement
- Demande d'autorisation de licenciement adressée à l'inspecteur du travail
- Notification du licenciement s'il est autorisé par l'inspection du travail
-
La procédure de licenciement pour motif disciplinaire se cumule avec la procédure applicable au licenciement d'un représentant du personnel.
L'employeur devra Ă©tablir dans sa demande d'autorisation, la matĂ©rialitĂ© des faits reprochĂ©s au salariĂ©, sinon le licenciement ne pourra pas ĂȘtre autorisĂ©.
Il devra par ailleurs respecter les dispositions suivantes :
- Aucun fait fautif ne peut donner lieu Ă lui seul Ă l'engagement de poursuites disciplinaires au-delĂ d'un dĂ©lai de 2 mois Ă compter du jour oĂč l'employeur en a eu connaissance
- La notification de la sanction ne peut intervenir plus de 1 mois aprÚs le jour fixé pour l'entretien préalable du salarié
En cas de faute grave, l'employeur peut décider d'une mise à pied conservatoire le temps de la procédure.
Les délais d'information de l'inspecteur du travail varient en fonction du mandat du salarié :
-
La demande d'autorisation de licenciement doit ĂȘtre prĂ©sentĂ©e Ă l'inspection du travail dans un dĂ©lai de 8 jours Ă compter de la mise Ă pied.
Ă noter
si l'inspection du travail refuse le licenciement, la mise à pied conservatoire est annulée et ses effets (absence de travail et de salaire) supprimés.
L'employeur doit accomplir les formalités suivantes :
- Convocation du salarié à un entretien préalable à son éventuel licenciement
- Demande d'autorisation de licenciement adressée à l'inspecteur du travail
- Notification du licenciement s'il est autorisé par l'inspection du travail
-
La procédure est la suivante :
- Décision de mise à pied conservatoire argumentée et transmise à l'inspection du travail dans un délai de 48 heures à compter de sa prise d'effet
- Demande d'autorisation de licenciement présentée à l'inspecteur du travail dans un délai de 8 jours à compter de la date de la mise à pied.
Ă noter
si l'inspection du travail refuse le licenciement, la mise à pied conservatoire est annulée et ses effets (absence de travail et de salaire) supprimés.
L'employeur doit accomplir les formalités suivantes :
- Convocation du salarié à un entretien préalable à son éventuel licenciement
- Demande d'autorisation de licenciement adressée à l'inspecteur du travail
- Notification du licenciement s'il est autorisé par l'inspection du travail
-
Le licenciement d'un représentant du personnel pour inaptitude oblige l'employeur à respecter 2 procédures suivantes :
- Recherche de reclassement du salarié (sauf avis contraire du médecin du travail) et une consultation du CSE sur le poste de reclassement proposé
- Demande d'autorisation de licenciement du salarié protégé à l'inspection du travail
Recherche de reclassement et consultation du CSE
Ă compter de la dĂ©claration dâinaptitude par le mĂ©decin du travail, l'employeur doit d'abord rechercher de postes de travail (ou des amĂ©nagements de postes) permettant le reclassement du salariĂ©.
L'employeur est dispensé de procéder à une recherche de poste de reclassement si le médecin du travail mentionne sur l'avis d'inaptitude que tout maintien du salarié dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé.
Lorsque l'employeur a procédé à sa recherche de postes de reclassement, il doit ensuite consulter le CSE sur les postes qu'il envisage de proposer au salarié.
Cette consultation est obligatoire que l'inaptitude soit d'origine professionnelle (accident de travail par exemple) ou non professionnelle (maladie par exemple).
Proposition de reclassement par l'employeur
L'employeur doit proposer au salarié une offre sérieuse et précise de reclassement dans un emploi compatible avec les capacités réduites du salarié et les conclusions écrites du médecin du travail.
Cette proposition peut ĂȘtre faite oralement ou par Ă©crit.
Procédure de licenciement
L'employeur peut rompre le contrat de travail s'il justifie d'au moins une des 2 situations suivantes :
- Impossibilité de proposer un nouvel emploi au salarié
- Refus par le salarié de l'emploi proposé
L'employeur doit accomplir les formalités suivantes :
- Convocation du salarié à un entretien préalable à son éventuel licenciement
- Demande d'autorisation de licenciement adressée à l'inspecteur du travail
- Notification du licenciement s'il est autorisé par l'inspection du travail
-
-
Les formalités à respecter par l'employeur sont les suivantes :
- Convocation du salarié à un entretien préalable à son éventuel licenciement
- Entretien avec le salarié et proposition du contrat de sécurisation professionnelle
- Demande d'autorisation de licenciement adressée à l'inspecteur du travail
- Notification du licenciement s'il est autorisé par l'inspection du travail
-
La procédure spéciale de licenciement se cumule avec la procédure de licenciement pour motif économique applicable dans cette situation.
les formalités à respecter par l'employeur sont les suivantes :
- Consultation du CSE sur le projet de licenciement collectif qui rend son avis dans un délai de 1 mois
- Convocation du salarié à un entretien préalable à son éventuel licenciement
- Entretien avec le salarié et proposition du contrat de sécurisation professionnelle
- Demande d'autorisation de licenciement adressée à l'inspecteur du travail
- Notification du licenciement s'il est autorisé par l'inspection du travail
- Information par écrit de la Dreetssur le licenciement prononcé
-
La procédure spéciale de licenciement se cumule avec la procédure de licenciement pour motif économique applicable dans cette situation.
Les formalités à respecter par l'employeur sont les suivantes :
- Consultation du CSE sur le projet de licenciement collectif avec 2 rĂ©unions sĂ©parĂ©es par un dĂ©lai qui ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur Ă 14 jours
-
Information transmise par l'employeur à la Dreets sur le projet de licenciement collectif. Elle est adressée au plus tÎt le lendemain de la
1 du CSE.re réunion - Convocation du salarié à un entretien préalable à son éventuel licenciement
- Entretien avec le salarié et proposition du contrat de sécurisation professionnelle
- Demande d'autorisation de licenciement adressée à l'inspecteur du travail
- Notification du licenciement s'il est autorisé par l'inspection du travail
- Information par écrit de la Dreetssur le licenciement prononcé dans les 8 jours suivant l'envoi des lettres de licenciement aux salariés concernés.
-
La dĂ©cision de l'inspecteur du travail visant Ă accepter ou rejeter le licenciement peut ĂȘtre contestĂ©e par l'employeur ou le salariĂ©.
Elle doit mentionner les délais et voies de recours possibles.
Le recours peut ĂȘtre administratif ou contentieux.
Recours administratif
Le recours administratif permet Ă l'employeur ou au salariĂ© protĂ©gĂ© de contester la dĂ©cision devant l'inspecteur du travail lui-mĂȘme (recours gracieux) ou devant le ministre du travail (recours hiĂ©rarchique).
Le recours administratif doit ĂȘtre formĂ© dans les 2 mois Ă compter de la notification de la dĂ©cision de l'inspecteur du travail.
Le recours est considéré comme rejeté (décision implicite de rejet) dans les situations suivantes :
- En l'absence de réponse de l'inspecteur du travail dans les 2 mois suivant sa saisie
- En l'absence de réponse du ministÚre du travail dans les 4 mois suivant sa saisie
Recours contentieux
Le recours contentieux permet à l'employeur ou au salarié de contester la décision de l'inspecteur du travail devant Le tribunal administratif.
Il peut ĂȘtre entrepris malgrĂ© l'absence de recours administratif.
Il doit ĂȘtre formĂ© dans les 2 mois qui suivent l'un des Ă©vĂ©nements suivants:
- Notification de la décision explicite de l'inspecteur du travail ou du ministre du travail
- Décision implicite de rejet de l'inspecteur du travail résultant de son silence pendant 2 mois
- Décision implicite de rejet du ministre du travail résultant de son silence pendant 4 mois
- Communication des motifs d'une décision implicite de rejet
Le statut de salarié protégé permet de s'assurer que le licenciement du salarié n'a pas de lien avec ses fonctions de représentant du personnel.
Cette protection vise également à le protéger d'éventuelles représailles de l'employeur.
La protection est applicable au salarié qui occupe au moins une des fonctions suivantes :
- Membre élu à la délégation du comité social et économique et social (CSE)
- Délégué syndical (DS)
- Représentant syndical au comité social et économique et social (CSE)
- Salarié mandaté par une organisation syndicale représentative
- Représentant de la section syndicale (RSS)
- Salarié ayant demandé l'organisation l'élection des représentants du personnel dans l'entreprise
- SalariĂ© prouvant que l'employeur connaissait l'imminence de sa candidature ou de sa dĂ©signation en tant que reprĂ©sentant du personnel avant d'ĂȘtre convoquĂ© Ă un entretien prĂ©alable au licenciement
Ă savoir
la protection s'applique au titulaire comme au suppléant.
La durée de la protection contre le licenciement varie en fonction du statut de chaque représentant du personnel.
-
-
Le salarié candidat bénéficie d'une protection de 6 mois.
-
La protection est applicable pendant toute la durée du mandat du salarié.
-
à la fin du mandat, le salarié bénéficie d'une protection contre le licenciement d'une durée de 6 mois.
-
-
Les personnes suivantes bénéficient d'une protection contre le licenciement :
- Salarié sans mandat syndical demandant l'organisation d'élections professionnelles si la demande est ensuite reprise par une organisation syndicale
- Salarié mandaté par une organisation syndicale qui demande l'organisation d'élections
- Salarié mandaté par une organisation syndicale pour négocier, sur invitation de l'employeur, le protocole d'accord préélectoral
Cette protection ne bénéficie qu'à un seul salarié par organisation syndicale et aussi au 1
er salarié, non mandaté par une organisation syndicale, qui a demandé l'organisation des élections.La protection a une durée de 6 mois.
Le délai court à compter de la date à laquelle une organisation syndicale demande par courrier recommandé à l'employeur d'organiser les élections professionnelles.
-
-
La protection est applicable pendant toute la durée du mandat du salarié.
-
à la fin du mandat, le salarié bénéficie d'une protection contre le licenciement d'une durée de 12 mois (sauf s'il a exercé ses fonctions pendant moins d'un an).
-
-
-
La protection est applicable pendant toute la durée du mandat du salarié.
-
à la fin du mandat, le salarié bénéficie d'une protection contre le licenciement d'une durée de 12 mois (sauf s'il a exercé ses fonctions pendant moins d'un an).
-
RÚgles communes aux différents motifs de rupture
L'employeur doit respecter la procédure de licenciement habituelle prévue pour tout salarié.
Convocation du salarié
L'employeur qui envisage de licencier un salarié pour motif personnel doit le convoquer à un entretien préalable.
Cette convocation est faite par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) ou par lettre remise en main propre contre décharge.
Cette lettre doit comporter les informations suivantes :
- Objet de l'entretien entre le salarié et l'employeur (ou toute personne appartenant à l'entreprise avec délégation de pouvoir)
- Date, heure et lieu de l'entretien (lieu de travail ou siĂšge de l'entreprise)
Entretien préalable
Un dĂ©lai minimum de 5 jours ouvrables doit ĂȘtre respectĂ© entre la prĂ©sentation ou la remise en main propre contre dĂ©charge de la lettre de convocation et la date de l'entretien.
La 1
Si le délai se termine un samedi, un dimanche, un jour férié ou chÎmé, il est prolongé jusqu'au jour ouvrable suivant.
Pendant l'entretien, l'employeur expose les motifs de la décision envisagée et recueille les observations ou explications du salarié si nécessaire.
Consultation du comité social et économique (CSE)
-
L'employeur doit obligatoirement consulter le CSE si le projet de licenciement concerne un des représentants du personnel suivant :
- Membre élu à la délégation du comité social et économique et social (CSE)
- Représentant syndical au comité social et économique et social (CSE)
Le CSE est convoqué selon les rÚgles de droit commun, comme pour une réunion ordinaire. La convocation doit toutefois mentionner certaines informations :
- Liste des différents mandats détenus par le salarié protégé concerné par le licenciement
- Motifs de la rupture envisagée
Avant toute décision, le CSE procÚde à l'audition du salarié protégé concerné.
La convocation du salarié à cette audition est obligatoire sinon l'avis rendu par le CSE n'est pas valable.
La loi ne prévoit pas de délai particulier de convocation. Le CSE doit veiller à laisser au salarié un temps suffisant pour se préparer.
AprÚs audition du salarié, le CSE délibÚre et rend son avis par un vote à bulletin secret. L'employeur ne participe pas au vote du CSE mais le salarié concerné peut voter s'il est membre du CSE.
Ă savoir
lorsqu'une entreprise n'a plus de CSE, la demande d'autorisation de licenciement est directement transmise à l'inspecteur du travail aprÚs l'entretien préalable.
-
La consultation du CSE n'a pas lieu si le projet de licenciement concerne un des représentants du personnel suivant :
- Délégué syndical (DS)
- Représentant de la section syndicale (RSS)
Demande d'autorisation de licenciement
L'employeur doit ensuite demander à l'inspecteur du travail l'autorisation de licencier le salarié protégé.
Cette demande lui est adressĂ©e dans les 15 jours suivant la dĂ©libĂ©ration du CSE par voie Ă©lectronique ou par lettre recommandĂ©e avec avis de rĂ©ception en 2 exemplaires. Le procĂšs verbal de la rĂ©union du CSEdoit ĂȘtre joint Ă la demande.
EnquĂȘte contradictoire de l'inspecteur du travail
Avant de prendre sa dĂ©cision, l'inspecteur doit procĂ©der Ă une enquĂȘte dite contradictoire.
Il auditionne personnellement et individuellement le salarié et l'employeur. Il recueille les arguments et explications de chacun.
Le salarié prend connaissance de l'ensemble des piÚces produites par l'employeur pour justifier le licenciement.
Au cours de l'enquĂȘte, le salariĂ© peut, sur sa demande, se faire assister d'un reprĂ©sentant de son syndicat.
L'inspecteur du travail prend sa décision dans les 2 mois qui suivent la date de réception de la demande d'autorisation de licenciement.
Passé ce délai et en l'absence de décision de l'inspecteur du travail, l'autorisation de licenciement est rejetée.
Décision de l'inspecteur du travail
La décision de l'inspecteur est argumentée et transmise aux personnes suivantes par lettre recommandée avec avis de réception (LRAR) :
- Employeur
- Salarié
- Organisation syndicale du salarié (s'il est délégué ou représentant syndical)
La poursuite de la procédure dépend de la décision de l'inspecteur du travail :
-
Lâemployeur ne peut pas rompre le contrat de travail du salariĂ©.
Le salariĂ© protĂ©gĂ© doit ĂȘtre maintenu dans son activitĂ© professionnelle et son emploi aux conditions antĂ©rieures et percevoir son salaire.
-
L'employeur peut alors poursuivre la procédure et notifier au salarié sa décision de le licencier par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR).
Le licenciement doit exclusivement reposer sur le motif qui a donné lieu à l'autorisation de l'inspecteur du travail.
Ătapes particuliĂšres Ă suivre pour chaque motif de licenciement
Au delà des rÚgles communes, la procédure présente des particularités en fonction du motif de licenciement invoqué par l'employeur :
-
La procédure de licenciement pour motif personnel applicable à tout salarié se cumule avec la procédure spéciale de licenciement des salariés protégés.
L'employeur doit accomplir les formalités suivantes :
- Convocation du salarié à un entretien préalable à son éventuel licenciement
- Consultation du CSE sur le projet de licenciement
- Demande d'autorisation de licenciement adressée à l'inspecteur du travail
- Notification du licenciement s'il est autorisé par l'inspection du travail
-
La procédure de licenciement pour motif disciplinaire se cumule avec la procédure applicable au licenciement d'un représentant du personnel.
L'employeur devra Ă©tablir dans sa demande d'autorisation, la matĂ©rialitĂ© des faits reprochĂ©s au salariĂ©, sinon le licenciement ne pourra pas ĂȘtre autorisĂ©.
Il devra par ailleurs respecter les dispositions suivantes :
- Aucun fait fautif ne peut donner lieu Ă lui seul Ă l'engagement de poursuites disciplinaires au-delĂ d'un dĂ©lai de 2 mois Ă compter du jour oĂč l'employeur en a eu connaissance
- La notification de la sanction ne peut intervenir plus de 1 mois aprÚs le jour fixé pour l'entretien préalable du salarié
En cas de faute grave, l'employeur peut décider d'une mise à pied conservatoire le temps de la procédure.
Les délais d'information de l'inspecteur du travail varient en fonction du mandat du salarié :
-
La procédure est la suivante :
- Consultation du CSE dans un délai de 10 jours à compter du début de la mise à pied
- Demande d'autorisation de licenciement présentée à l'inspection du travail dans les 48 heures suivant la délibération du CSE
Ă noter
si l'inspection du travail refuse le licenciement, la mise à pied conservatoire est annulée et ses effets (absence de travail et de salaire) supprimés.
L'employeur doit accomplir les formalités suivantes :
- Convocation du salarié à un entretien préalable à son éventuel licenciement
- Consultation du CSE sur le projet de licenciement
- Demande d'autorisation de licenciement adressée à l'inspecteur du travail
- Notification du licenciement s'il est autorisé par l'inspection du travail
-
La procédure est la suivante :
- Décision de mise à pied conservatoire argumentée et transmise à l'inspection du travail dans les 48 heures suivant sa prise d'effet
- Demande d'autorisation de licenciement présentée à l'inspecteur du travail dans un délai de 8 jours à compter de la date de la mise à pied
Ă noter
si l'inspection du travail refuse le licenciement, la mise à pied conservatoire est annulée et ses effets (absence de travail et de salaire) supprimés.
L'employeur doit accomplir les formalités suivantes :
- Convocation du salarié à un entretien préalable à son éventuel licenciement
- Demande d'autorisation de licenciement adressée à l'inspecteur du travail
- Notification du licenciement s'il est autorisé par l'inspection du travail
-
Le licenciement d'un représentant du personnel pour inaptitude oblige l'employeur à respecter 2 procédures suivantes :
- Recherche de reclassement du salarié (sauf avis contraire du médecin du travail) et une consultation du CSE sur le poste de reclassement proposé
- Demande d'autorisation de licenciement du salarié protégé à l'inspection du travail
Recherche de reclassement et consultation du CSE
Ă compter de la dĂ©claration dâinaptitude par le mĂ©decin du travail, l'employeur doit d'abord rechercher de postes de travail (ou des amĂ©nagements de postes) permettant le reclassement du salariĂ©.
L'employeur est dispensé de procéder à une recherche de poste de reclassement si le médecin du travail mentionne sur l'avis d'inaptitude que tout maintien du salarié dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé.
Lorsque l'employeur a procédé à sa recherche de postes de reclassement, il doit ensuite consulter le CSE sur les postes qu'il envisage de proposer au salarié.
Cette consultation est obligatoire que l'inaptitude soit d'origine professionnelle (accident de travail par exemple) ou non professionnelle (maladie par exemple).
Proposition de reclassement par l'employeur
L'employeur doit proposer au salarié une offre sérieuse et précise de reclassement dans un emploi compatible avec les capacités réduites du salarié et les conclusions écrites du médecin du travail.
Cette proposition peut ĂȘtre faite oralement ou par Ă©crit.
Procédure de licenciement
L'employeur peut rompre le contrat de travail s'il justifie d'au moins une des 2 situations suivantes :
- Impossibilité de proposer un nouvel emploi au salarié
- Refus par le salarié de l'emploi proposé
L'employeur doit accomplir les formalités suivantes :
- Convocation du salarié à un entretien préalable à son éventuel licenciement
- Consultation du CSE sur le projet de licenciement
- Demande d'autorisation de licenciement adressée à l'inspecteur du travail
- Notification du licenciement s'il est autorisé par l'inspection du travail
-
-
Les formalités à respecter par l'employeur sont les suivantes :
- Convocation du salarié à un entretien préalable à son éventuel licenciement
- Consultation du CSE sur le projet de licenciement du représentant du personnel
- Entretien avec le salarié et proposition du contrat de sécurisation professionnelle
- Demande d'autorisation de licenciement adressée à l'inspecteur du travail
- Notification du licenciement s'il est autorisé par l'inspection du travail
-
La procédure spéciale de licenciement se cumule avec la procédure de licenciement pour motif économique applicable dans cette situation.
Les formalités à respecter par l'employeur sont les suivantes :
- Consultation du CSE sur le projet de licenciement collectif qui rend son avis dans un délai de 1 mois
- Convocation du salarié à un entretien préalable à son éventuel licenciement
- Consultation du CSE sur le projet de licenciement du représentant du personnel
- Entretien avec le salarié et proposition du contrat de sécurisation professionnelle ou du congé de reclassement ou congé de mobilité, selon la taille de l'entreprise
- Demande d'autorisation de licenciement adressée à l'inspecteur du travail
- Notification du licenciement s'il est autorisé par l'inspection du travail
- Information par écrit de la Dreetssur le licenciement prononcé
-
La procédure spéciale de licenciement se cumule avec la procédure de licenciement pour motif économique applicable dans cette situation.
Les formalités à respecter par l'employeur sont les suivantes :
- Consultation du CSE sur le projet de licenciement collectif avec 2 rĂ©unions sĂ©parĂ©es par un dĂ©lai qui ne peut pas ĂȘtre supĂ©rieur Ă 14 jours
-
Information transmise par l'employeur à la Dreets sur le projet de licenciement collectif. Elle est adressée au plus tÎt le lendemain de la
1 du CSE.Úre réunion - Convocation du salarié à un entretien préalable à son éventuel licenciement
- Entretien avec le salarié et proposition du contrat de sécurisation professionnelle ou du congé de reclassement ou congé de mobilité, selon la taille de l'entreprise
- Demande d'autorisation de licenciement adressée à l'inspecteur du travail
- Notification du licenciement s'il est autorisé par l'inspection du travail
- Information par écrit de la Dreetssur le licenciement prononcé dans les 8 jours suivant l'envoi des lettres de licenciement aux salariés concernés.
-
La dĂ©cision de l'inspecteur du travail visant Ă accepter ou rejeter le licenciement peut ĂȘtre contestĂ©e par l'employeur ou le salariĂ©.
Elle doit mentionner les délais et voies de recours possibles.
Le recours peut ĂȘtre administratif ou contentieux.
Recours administratif
Le recours administratif permet Ă l'employeur ou au salariĂ© protĂ©gĂ© de contester la dĂ©cision devant l'inspecteur du travail lui-mĂȘme (recours gracieux) ou devant le ministre du travail (recours hiĂ©rarchique).
Le recours administratif doit ĂȘtre formĂ© dans les 2 mois Ă compter de la notification de la dĂ©cision de l'inspecteur du travail.
Le recours est considéré comme rejeté (décision implicite de rejet) dans les situations suivantes :
- En l'absence de réponse de l'inspecteur du travail dans les 2 mois suivant sa saisie
- En l'absence de réponse du ministÚre du travail dans les 4 mois suivant sa saisie
Recours contentieux
Le recours contentieux permet à l'employeur ou au salarié de contester la décision de l'inspecteur du travail devant Le tribunal administratif.
Il peut ĂȘtre entrepris malgrĂ© l'absence de recours administratif.
Il doit ĂȘtre formĂ© dans les 2 mois qui suivent l'un des Ă©vĂ©nements suivants:
- Notification de la décision explicite de l'inspecteur du travail ou du ministre du travail
- Décision implicite de rejet de l'inspecteur du travail résultant de son silence pendant 2 mois
- Décision implicite de rejet du ministre du travail résultant de son silence pendant 4 mois
- Communication des motifs d'une décision implicite de rejet
Au delĂ des rĂšgles communes, la procĂ©dure prĂ©sente des particularitĂ©s en fonction de lâeffectif de l'entreprise et du motif de licenciement invoquĂ© par l'employeur.
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Code du travail : articles L2411-1 à L2411-2
Bénéficiaires
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Code du travail : article L2411-3
Durée de la protection (Délégué syndical)
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Code du travail : article L2411-4
Durée de la protection (Salarié mandaté par un syndicat)
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Code du travail : article L2411-5
Durée de la protection (membre élu de la délégation du personnel du CSE, titulaire ou suppléant ou d'un représentant syndical au CSE),
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Code du travail : article L2411-6
Durée de la protection (salarié ayant demandé à l'employeur d'organiser les élections au CSE ou d'accepter d'organiser ces élections).
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Code du travail : article L2411-7
Durée de la protection (candidat, au premier ou au deuxiÚme tour, aux fonctions de membre élu de la délégation du personnel du CSE, à partir de la publication des candidatures).
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Code du travail : article L2411-8
Autorisation de l'inspection du travail
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Code du travail : article L2411-9
Représentant de proximité
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Code du travail : article L2411-10
Durée de la protection aprÚs cessation du mandat (CSE)
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Code du travail : article L2411-13
Licenciement d'un représentant du personnel d'une entreprise extérieure à la commission santé, sécurité et condition de travail
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Code du travail : article L2411-16
Licenciement représentant des salariés
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Code du travail : article L2411-21
Licenciement conseiller du salarié
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Code du travail : article L2411-22
Licenciement du conseiller prud'homme
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Code du travail : articles R2421-1 à R2421-7
Délégué syndical, salarié mandaté et conseiller du salarié
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Code du travail : articles R2421-8 à R2421-16
Délégué du personnel, membre du comité d'entreprise et membre du comité d'hygiÚne, de sécurité et des conditions de travail
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Code du travail : article R2422-1
Contestation de la décision administrative
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Code du travail : article L2421-3 à L2421-6
Procédure applicable en cas de licenciement
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MinistÚre chargé du travail